Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga


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Auteur :Scholastique Mukasonga
Genre : Roman, littérature générale.
Longueur : 280 pages.

Résumé :Au Rwanda, un lycée de jeunes filles perché sur la crête Congo-Nil, à 2 500 mètres d’altitude, près des sources du grand fleuve égyptien. Les familles espèrent que dans ce havre religieusement baptisé Notre-Dame du Nil, isolé, d’accès difficile, loin des tentations de la capitale, leurs filles parviendront vierges au mariage négocié pour elles dans l’intérêt du lignage. Les transgressions menacent au cœur de cette puissante et belle nature où par ailleurs un rigoureux quota « ethnique » limite à 10 % le nombre des élèves tutsi.
Sur le même sommet montagneux, dans une plantation à demi abandonnée, un « vieux Blanc », peintre et anthropologue excentrique, assure que les Tutsi descendent des pharaons noirs de Méroé. Avec passion, il peint à fresque les lycéennes dont les traits rappellent ceux de la déesse Isis et d’insoumises reines Candace sculptées sur les stèles, au bord du Nil, il y a trois millénaires. Non sans risques pour sa jeune vie, et pour bien d’autres filles du lycée, la déesse est intronisée dans le temple qu’il a bâti pour elle.

Mon avis: Excellent roman, basé sur des faits hélas tristement réels: le massacre des Tutsis et les horreurs qui se sont déroulées au Rwanda dans les années 90.
Le roman prend la base d’un huis-clos brillant dans un lycée très chic tenu par des religieuses, juste à côté des sources du Nil. Ici, filles de banquiers,de ministres, de généraux, reçoivent la meilleure éducation possible en attendant d’être mariées pour l’intérêt de leurs clans…et ici aussi, les quotas ethniques assurent qu’on ne peut refuser quelques Tutsis, faisant participer les lieux à la tension qui monte dans le pays.
C’est un livre facile d’accès, même si vos connaissances sur le sujet sont des plus floues: j’avoue une ou deux virées sur Wikipedia en cours de route, et c’est un livre qui donne aussi l’envie d’en savoir plus; bien plus, sur cette région du monde et ses secrets, les plus terribles comme les plus beaux.  C’est aussi un livre qu’on peut découvrir en tant que féministe avec grand plaisir, si on peut utiliser ce terme pour un récit sombre, car on a trop tendance à se réduire aux problématiques de pays occidentaux: dans le reste du monde, la lutte pour la place de la femme prend des formes bien différentes, ce qu’on a tendance à oublier.

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