Un instant d’abandon, de Philippe Besson

Un instant d’abandon, de Philippe Besson


Un instant d’abandon

Auteur : Philippe Besson
Genre : contemporain.
Longueur : Roman.

Résumé : Je suis né au milieu d’un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu’au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l’avant de nos bras.J’ai habité toute mon enfance dans une des maisons de poupée alignées sur le rebord de la côte, vous savez, ces maisons identiques les unes aux autres, au point qu’on pourrait rentrer chez un voisin sans s’en rendre compte. Ces maisons qui possèdent des bow-windows et un jardinet. On gare la voiture sur le côté.Je n’ai pas d’âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.Je suis Thomas Sheppard, les gens m’ont toujours appelé Tom. Les gens, ce sont mes parents, les garçons qui ont grandi en même temps que moi, les vieux, les commerçants. Et Marianne, bien sûr. Personne ne m’appelle Thomas. Sauf ma grand-mère. Elle ne va pas tarder à mourir, à ce qu’on m’a dit. Alors, pour de bon, je ne serai plus Thomas pour personne.Je suis Thomas Sheppard et je n’avais jamais quitté Falmouth jusqu’à ce que les hommes m’emmènent.Aujourd’hui, je reviens.Je n’avais nulle part où aller.

Avis : Je viens d’achever ce roman et c’était… trop trop bien! Là, je suis en mode *vole, vole* avec un grand sourire banane aux lèvres. Et pourtant ce livre est tout sauf joyeux !

Il raconte l’histoire de Thomas, un anglais condamné à cinq ans de prison à l’issue de la mort de son fils, et qui revient dans le petit port paumé dont il est originaire et où tout s’est déroulé.

Il est le banni, l’ostracisé, celui à qui rien ne sera jamais pardonné. On assiste à son retour, et on découvre au fil du livre à la fois son histoire et son quotidien, ce qu’il ressent, éprouve, subit, on éprouve cet équilibre précaire pour lequel il lutte, sans perdre de vue un objectif. Parce qu’il faut bien un objectif pour survivre « après ». Après la mort d’un enfant, après la prison, après la haine. Et cet objectif, on le décèle, on le devine, on l’identifie, on y croit.

Du très bon Besson (le meilleur pour moi à ce jour reste « Son frère » – quand j’aurai lu toute sa bibliographie, on en reparlera), toujours excellent dans l’introspection, dans la souffrance, dans le deuil, dans la narration de situations difficiles, parfois indescriptibles et puis, toujours cette grâce lumineuse avec laquelle il nous offre l’absolu.

Et la fin mes aïeux… la fin! *retour du sourire banane* Plus sérieusement, d’abord, je n’ai pas osé y croire, ensuite j’y ai cru et… *poing levé* Yeah!

Je peux difficilement en causer plus sans spoiler (le livre ne fait qu’à peine plus de 200 pages), mais sachez que la fangirl en moi est comblée. Voaaaalà XD

Fiche issue de : LJ.

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