Hikaru no go, de Yumi Hotta et Takeshi Obata

Hikaru no go, de Yumi Hotta et Takeshi Obata


Hikaru no go

Auteurs : Yumi Hotta (scénario) et Takeshi Obata (dessin).
Genres : Shonen. Jeu de « sport ».
Longueur : Série de mangas. 23 tomes.

Résumé : En fouillant dans son grenier, le jeune Hikaru découvre un jeu de go, habité par l’esprit d’un ancêtre, un excellent joueur des temps anciens Sai Fujiwara. La passion de Sai pour ce jeu entraîne peu à peu Hikaru dans le monde du Go. Au cours de Go du quartier, Hikaru fait la connaissance de Akira Toya, enfant prodige, à la fois fils et élève du grand champion actuel de Go. Hikaru qui ignore qui il est, lui demande une partie afin d’évaluer le niveau de Sai. Il gagne de justesse mais ne comprend pas pourquoi Sai a eu autant de mal à battre un garçon de son age. De son coté Akira est en proie au doute et au désespoir.

Ils se retrouvent quelques jours plus tard pour une revanche. Hikaru manquant de respect pour le go met Akira dans une colère noire, mais malgré tous ces effort Akira est de nouveau battu, et se sent encore plus désemparé.

Sur une invitation de sa voisine et amie Akari, Hikaru se rend à la fête du collège de Haze ou il répond avec l’aide de Sai à des questions de Tsumego. C’est à ce moment là que surgit un certain Kaga joueur de Shogi…

Avis : Je me propose de vous présenter mon manga favori.
Ou peut-être que ce n’est pas mon manga favori. De but en blanc si vous m’aviez demandé quel était mon favori, je crois que j’aurais répondu One Piece ou Tokyo Babylon pour faire mon intéressante intellectuelle… Je n’aurais pas pensé à celui-là, et pourtant, il ne peut se passer un an sans que je me relise cette série de 23 tomes : Hikaru no Go.

Je vais donc essayer d’analyser et de comprendre pourquoi Hikago a cet effet et cet impact sur moi alors que je ne le vois pas comme mon manga favori du monde entier (et pourtant je le lis et le relis tellement plus souvent que tous les autres !)

Pour ceux qui ne connaîtraient pas (pauvres de vous !) je vais résumer succinctement la trame de cet histoire d’amour, de passion, de rivalité, et de go.

Tout commence avec la découverte par le jeune Hikaru d’un goban (plateau de jeu de go) maculé de tâches de sang qu’il est le seul à voir. L’histoire aurait pu prendre le chemin d’un manga d’horreur, mais non, à la place d’une malédiction d’outre-tombe venue le hanter, c’est un fantôme vieux de 1000 ans qui se révèle à lui : Fujiwara no Sai, joueur de go extraordinaire et passionné à la recherche du « Coup Divin », raison pour laquelle son âme est restée sur cette terre.
Poussé par Sai qui le rend malade quand il se met à pleurer parce qu’il a envie de jouer, Hikaru va aller à la rencontre d’un jeune garçon Akira Toya qui, fils d’un grand joueur de go partage cette passion depuis son plus jeune âge, et va s’enflammer pour le jeu de Sai. Akira va donc poursuivre Sai dont le jeu l’éblouit, et Hikaru va bien malgré lui se mettre à aimer le go et à poursuivre Akira dont la passion et la force ont éveillé en lui l’amour du go.


Dans le coin gauche, Hikaru, notre outsider, dans le coin droit Akira notre champion pure race ! (Tome 17 (ils sont déjà grands et beaux)).

Vous l’aurez donc compris, Hikago est une histoire de go, or le go est un sport, nous nous retrouvons donc avec un shonen de sport avec toutes les caractéristiques du genre : le dépassement de soi, les ennemis de plus en plus forts, les obstacles à franchir pour parvenir vers la victoire, la victoire… Le nekketsu brûle les pages de ce manga, la passion du go s’inscrit sur leur visage, certains ne vivent que pour ce moment où ils se trouvent autour d’un goban. Et forcément ce sentiment, cette passion se communique au lecteur, lui fait attendre avec impatience le moment où notre héros se dépassera, montrera une fois de plus son talent, fera battre notre coeur par son action d’éclat (en déposant des pierres noires ou blanches sur les intersections d’un damier… et pourtant qu’est-ce qu’on vibre nous aussi, j’ai souvent envie de me mettre au go tellement je me sens emportée par cette passion dévorante qui les anime !).
Un shonen donc, avec un monde sportif essentiellement masculin (les filles brillent par leur absence et parfois en les voyant sur les posters et autres illustrations on a envie d’éclater de rire en se demandant ce qu’elles font là) et donc par là propice à tous les fantasmes de jeunes filles en fleur (moi, une jeune fille en fleur dans ma tête ? Noooon !), surtout qu’en plus pour ne rien gâcher nous avons le design d’Obata (qui en plus évolue et devient encore plus beau au cours des tomes !).
Un manga enfin qui se base sur une rivalité/opposition/course-poursuite entre nos deux héros, entre blanc et noir, entre le champion et l’outsider, entre Akira et Hikaru. Si Akira commence obsédé par Sai qui hante le corps d’Hikaru, ce dernier lui est très vite attiré par la pureté de l’amour que l’autre enfant porte au go, et en le voyant se battre de toutes ses forces contre Sai, en contemplant sa passion, il sent naître en lui une soif similaire et devient obsédé par Akira à qui il veut prouver sa valeur, qu’il veut forcer à le regarder lui et non Sai. Pendant 23 volumes nos deux joueurs vont se courir après, se retrouver, se manquer, se désirer, se poursuivre comme deux amants terribles. L’attraction qui les lie comme les fils du destin ne sera un secret pour personne autour d’eux : ils sont destinés l’un à l’autre, destinés à se poursuivre, à s’affronter, à se faire progresser, à jouer ensemble jusqu’à atteindre le « Coup Divin ».
Après ces point de vue objectifs on en rajoutera un totalement subjectif mais qui explique mon addiction : le yaoi ! Toute cette passion, cette rivalité, ces poursuites pour moi ne peuvent être synonymes que d’une chose : l’amour romantique. Oui ils sont rivaux au jeu, mais pour moi cette opposition se double d’une complémentarité affective, et d’une dépendance de l’un envers l’autre, ils ne peuvent fonctionner sans leur rival, sans l’autre moitié de leur âme et le fait qu’ils passent leur temps à se faire des déclarations enflammées : « Viens me rejoindre », « je jouerais toujours avec toi désormais », ‘tu seras le rival de toute mon existence », « car je te connais mieux que personne », ne fait qu’alimenter le feu qui brûle en moi.
Chose étrange cependant, pour moi ce yaoi est tellement canon, se tient tellement seul que je ne cherche jamais de fics Hikago, j’en ai lu quelques unes mais aucune ne m’a apporté la trépidation et les palpitations de l’oeuvre originale.

Alors, qu’est-ce qui là-dedans me pousse inlassablement à revenir vers cette série ?
Je pense que c’est l’équilibre parfait de tous ces éléments, la force du shonen, conjuguée à la beauté du trait additionnée à une écriture féminine et hautement yaoisable, un mélange parfait à mon goût, une œuvre hors du temps dont je ne me lasse pas.

Fiche issue de : Amours de fans.

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