La saga Vorkosigan, de Lois McMaster Bujold

La saga Vorkosigan, de Lois McMaster Bujold


La saga Vorkosigan

Auteur : Lois McMaster Bujold
Genres : SF, Fantasy.
Longueur : Romans. Saga.

Résumé : Chute libre (Opération Cay) – Environ deux cents ans avant la naissance de Mile. Leo Graf, spécialiste des soudures en milieu spatial, est envoyé par sa compagnie dans une station orbitale pour y enseigner son art aux ingénieurs qui y vivent. Il découvre sur place une réalité déconcertante : ses élèves sont des Quaddies, des êtres dotés de quatre bras. Bien que leur « humanité » ne fasse aucun doute pour qui les côtoie, la compagnie n’entend pas conférer le moindre droit à cette main-d’oeuvre gratuite et servile. Jusqu’au jour où… Prix Nebula 1988. L’honneur de Cordelia (Cordelia Vorkosigan) – Un an avant la naissance de Miles. Cordelia Naismith fait partie du contingent scientifique de l’armée betane. Lors d’une mission de routine, ses coéquipiers essuient une attaque barrayarane particulièrement violente. Seule survivante, elle devient la prisonnière d’Aral Vorkosigan, un officier entouré d’ennemis dans son propre camp. Alors que tout les oppose, ils vont devoir faire équipe pour survivre. Barrayar – Naissance de Miles. Ayant vu le jour sur une planète démocratique, Cordelia peine à s’adapter à la vie sur Barrayar, monde féodal sur lequel règne une caste de seigneurs guerriers, et où le moindre désaccord se règle dans un bain de sang. Depuis qu’Aral, son mari, est devenu régent, le clan Vorkosigan est particulièrement exposé. Alors que la guerre civile gronde, parviendra-t-elle à protéger le fils qui grandit dans son ventre ? Prix Hugo et Locus 1992.

Avis : Laissez-moi vous parler de ce qui a été mon grand amour de l’année : la saga Vorkosigan. Je ne l’ai découverte que cette année grâce à la merveilleuse etrangere à qui j’avais fait part de mon amour pour les femmes fortes et intelligents qui ne pliaient pas l’échine devant l’adversité sans être pour autant des Mary Sue éhontées. Elle m’a alors dit : « j’ai le livre qu’il te faut et tendu : Cordelia’s honour ». Depuis mon cœur bat pour la famille Vorkosigan (et oui je considère qu’Ivan en fait partie, au même titre que Gregor).

Comment présenter ces livres ?

C’est une série de science-fiction et comme les livres de science-fiction que j’aime tout part d’une planète (ahhhhh Ténébreuse…). La planète se nomme Barrayar, elle a été colonisée par des français, des grecs et des russes et… le trou noir par lequel était arrivé les colons et avec lequel ils communiquaient avec le reste de l’univers s’est refermé. Comme ça. Des fois ça arrive. Alors vint ce qui fut appelé le Temps de l’Isolation. Barrayar devint une planète au système féodal régie par un Empereur et gouvernée par la classe militaire : les Vors. Ils se nomment Vors parce qu’on rajoute Vor à leur nom de famille. Imaginez Vordupuis ça le fait, non ?
Puis un beau jour le Temps de l’Isolation prit fin puisque un trou Noir se rouvrit et on redécouvrit Barrayar. Barrayar fit donc face de plein fouet à un retard technologique et social énorme. Il fallut s’habituer, commencer à se transformer pour tenter de survivre (la première transformation fut d’ouvrir la carrière militaire à tous, Vor ou paysans). Mais avant que Barrayar ne puisse rattraper son retard le puissant Empire Cetagandan décida de l’envahir. Mais les gens de Barrayar sont tout sauf pacifiques et donc la guerre devint vite une guérilla interminable et la nouvelle Barrayar se construisit dans le sang face à un ennemi commun. Au sortir de la guerre ce n’était plus une colonie arriérée, c’était une planète militarisée prête à faire face à tout ce que la galaxie allait essayer de lui jeter à la figure.

Voilà le point de départ de notre histoire : Barrayar planète arriérée et qui rend un culte aux valeurs militaires ; et, que ce soit Cordelia, femme et scientifique, ou à la génération suivante son fils Miles aux os de verre, les héros sont des anomalies sur cette planète et ont pour elle un amour teinté de haine ou une haine teintée d’amour.

Mais parlons donc des personnages. Tous les livres sauf deux se centrent sur les aventures extraordinaires (c’est vraiment le mot) de Miles Vorkosigan le nain insupportable surexcité. Dit comme ça vous ne vous donne pas envie, bien sûr. Mais pour comprendre Miles il faut comprendre qu’il est le fils d’un grand homme, du Grand Homme de son temps : militaire et stratège hors-paire, homme politique ayant à bout de bras maintenu la stabilité de Barrayar durant une Régence des plus difficiles tout en continuant de mener la planète vers la modernité contre les forces les plus conservatrices, Aral Vorkosigan est un géant. Et Miles est né difforme suite à un attentat contre ses parents, nain, avec des os tellements fragiles qu’il a dû attendre des années avant de pouvoir marcher lui-même, son propre grand-père a essayé de le tuer parce que c’est la seule chose à faire avec des mutants… c’est dire s’il est à sa place sur Barrayar. Mais Miles veut prouver sa valeur, montrer qu’il est digne de son père, tenter de sortir de l’ombre du géant, son ambition est à la hauteur des obstacles et toute son énergie ne tend que vers un but : prouver son existence à la planète qui le méprise. Alors dès le premier livre c’est feu d’artifice sur feu d’artifice, pour arriver au but tous les moyens sont bons, et Miles se lance en chute libre dans une course contre le temps, enchainant mots sur mots, entraînant derrière lui le monde entier comme un joueur de Hamelin génial faisant l’équilibriste au-dessus du bassin à requins affamés armés de lasers.
A lire Miles est un plaisir on le suit sans s’arrêter, impatient de trouver dans quelles nouvelles Charybe il va tomber et surtout comment il va s’en sortir pour plonger immédiatement en Scylla. A vivre, Miles est exténuant et on comprend l’attitude d’Ivan qui ne souhaite rien de plus qu’un boulot ennuyeux et une vie des plus pépères loin des ennuis que Miles ne manque jamais de lui amener.

Autour de lui gravitent des personnages épiques, que ce soient les mercenaires des Dendarii ou les soldats au service de l’Empereur… tous possèdent une force, une aura qui vous attire et vous enchante. Il y en a pour tous les goûts, de l’intrigant Bel Thorne l’hermaphrodite à Quinn aux nerfs d’aciers en passant par le cynique By ou l’Empereur Gregor aux regards insondables l’univers est peuplé d’hommes et de femmes héroïques et pourtant vrais que l’on retrouve avec plaisir (je veux retrouver Byyyyyyyyyyy !) et qui donne une dimension plus grande à l’univers crée.

Mais ce qui m’a le plus attiré c’est la pertinence des questions posées par cet univers. Surtout celles sur le rôle de la femme. Après avoir eu de mauvaises surprises en classe, je me suis retrouvée à prier avec hâte pour qu’arrive le moment où les réplicateurs utérins seraient inventés pour qu’enfin on cesse d’assimiler la femme avec la maternité et donc le temple sacré de la maison. J’aime les chocs culturels (j’ai passé mon adolescence avec Ténébreuse) et la façon dont l’auteur amène les changements (Lady Donna !) sur Barrayar est délicieuse en plus d’être passionnante.

L’édition française chez J’ai Lu étant malheureusement épuisée, je vous conseille de vous armer de patience, d’un bon vendeur de bouquins d’occasions ou d’essayer en anglais. Mais en tous cas ne passez pas à côté de cette série.

Fiche issue de : Amours de fans.

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