La Trilogie de Bartiméus, de Jonathan Stroud

La Trilogie de Bartiméus, de Jonathan Stroud


La Trilogie de Bartiméus

Auteur : Jonathan Stroud.
Genre : Fantasy, Jeunesse (Admin : recommandé à partir de 11 ans).
Longueur : Romans. Trilogie.

Résumé : Nathaniel est recueilli, dès son plus jeune âge, par Mr Underwood, magicien confirmé, qui a pour mission de lui enseigner l’art de la sorcellerie. Le jeune garçon révèle très vite des capacités exceptionnelles attisant la jalousie de son entourage, et tout particulièrement celle du sinistre Simon Lovelace, sorcier à l’ambition démesurée. Ce dernier va jusqu’à humilier Nathaniel en public, qui, blessé dans son orgueil, mettra tout en œuvre pour se venger. Pour cela, il appelle à son service le dévoué et rusé génie Bartiméus. Leur but : retrouver l’Amulette de Samarcande aux exceptionnelles vertus protectrices, dérobée par Lovelace, prouver que celui-ci n’est qu’un vulgaire traître, avide de pouvoir, et remettre le précieux talisman entre les mains du Premier ministre, qui lui seul en a la propriété.

Avis, par Andersandrew :

La trilogie de Bartiméus est une série de romans écrits par Jonathan Stroud.
Le tome 1 est L’amulette de Samarcande ; le tome 2 L’œil du Golem, et le tome 3 La Porte de Ptolémée.
L’histoire se déroule dans un univers victorien où l’Angleterre a formé un vaste empire à travers le monde, grâce à son armada de magiciens. La société anglaise est ainsi divisée en deux : les magiciens, érudits, qui ont pouvoir et richesse ; et les plébéiens, humains normaux sans don, servant de main d’œuvre et subissant les brimades sans broncher.
Mais ce que les plébéiens ignorent, c’est que la seule chose qui les différencient des magiciens, ce sont les démons.

Les magiciens connaissent les rites pour invoquer des démons venus de L’Autre Lieu, et peuvent ainsi les obliger à user de leurs pouvoirs magiques pour accéder à leurs quatre volontés. Sans eux, ils n’ont pas plus de pouvoirs que les êtres humaines normaux. C’est pourquoi ils conservent ce savoir jalousement.

Le « héros » (si l’on peut dire, vu que c’est son parcours que l’on suit) de l’histoire est un jeune garçon prénommé Nathaniel – mais nul ne doit apprendre son vrai nom, sans quoi il pourrait être utilisé par ses ennemis pour lui nuire.

Apprenti précoce d’un magicien sans envergure, Nathaniel décide d’invoquer son premier démon tout seul. Pour se venger d’une humiliation subie, il envoie le démon Bartiméus voler une amulette à son adversaire… mais mal lui en a pris, car les voilà tous deux embarqué dans une machination qui pourrait bien mettre à mal l’empire.

Bartiméus est le second mais principal narrateur du récit : débordant d’un humour corrosif et armé d’un cynisme – quasi – à toute épreuve, détruisant régulièrement le quatrième mur pour s’adresser directement au lecteur, Bart est très vieux, malgré le fait qu’il aime se travestir en petit garçon égyptien (c’est un djinn, et il peut prendre à peu près toutes les formes qu’il veut). Oui, parce que Bartiméus a connu l’Égypte Antique. Il y a d’ailleurs connu le seul être humain qui avait à ses yeux une quelconque valeur. Pour lui, les hommes sont des esclavagistes cruels et sans scrupules – et pourvu que son maître fasse la moindre erreur, il le CROQUERA.

Et bien sûr, il ne faut pas oublier l’une des vraies héroïnes de la trilogie, Kitty Jones, une jeune plébéienne de la Résistance, qui cherche à renverser l’ordre établie et bouleverser les règles. C’est le seul personnage principal à avoir de réels idéaux et un véritable sens des valeurs. Évidemment, ceux-ci se retrouveront quelque peu bousculés durant ses aventures…

Contrairement aux apparences, cette trilogie n’est pas un énième récit d’apprentissage où un jeune garçon apprend à devenir un homme meilleur. C’est l’histoire d’un anti-héros, qui progresse dans les sphères du pouvoir en écrasant sans remord ou presque ce qui le gêne, sous le regard désapprobateur de son démon. Car n’est pas démon celui qui croit, et Bartiméus est loin d’être le monstre sans cœur que l’on pourrait penser.
Le regard sans concession que porte l’auteur sur son « héros » est pour le moins inattendu, mais n’élimine pas pour autant quelques pointes d’affection pour le personnage. Même si, il faut bien l’avouer, le charisme de Bartimeus l’efface aisément.
Cette trilogie est surtout une critique acerbe du système des élites et du colonialisme. La fin est une véritable claque dans la figure. Le récit ne souffre d’aucun temps mort, le rythme est rapide, et les dialogues sont tout particulièrement savoureux grâce aux sarcasmes dont Bartiméus est friand (en particulier à l’encontre de son maître ; ces deux-là ont une excellente dynamique, se renvoyant sans cesse la balle comme un vieux couple).
Le fil conducteur des trois tomes est très prenant, la résolution…implacable.Vous ne sortirez pas indemne de cette lecture.

Fiche issue de : Amours de fans.

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