Les maîtres Chanteurs, d’Orson Scott Card

Les maîtres Chanteurs, d’Orson Scott Card


Les maîtres Chanteurs

Auteur : Orson Scott Card.
Genres : SF, fantasy.
Longueur : Roman.

Résumé : Pendant soixante-dix-neuf ans, Mikal n’eut pas d’Oiseau Chanteur. Durant tout ce temps, il conquit la galaxie et imposa la discipline de Frey à toute l’humanité et fit régner la paix de Mikal, tant et si bien que chaque enfant à naître avait le raisonnable espoir de vivre jusqu’à l’âge adulte, puis il établit les meilleures formes de gouvernement pour chaque planète et chaque district et chaque province et chaque cité.Pourtant, il attendait toujours. Tous les deux ou trois ans, il envoyait un messager vers Tew avec, pour le Maître Chanteur, cette unique question : « Quand ? »Et la réponse lui revenait, immanquable : « Pas encore ». Et Esste se faisait vieille, sous le poids des ans et du travail de toute une vie. Sa quête lui fit bien découvrir plus d’un Oiseau Chanteur mais jamais un qui fût capable de chanter en harmonie avec Mikal.Jusqu’au jour où elle rencontra Ansset.

Avis : Une heureuse surprise que ce roman. D’un genre à mi chemin entre la science fiction et la fantasy, il raconte l’histoire d’Ansett, enfant-chanteur à la voix unique, qui sera « vendu » à Mikal, l’empereur. Issu du centre de formation des maîtres-chanteurs, Ansett a cette particularité – bien plus que tous ses camarades – de « chanter » les âmes de ceux qui l’écoutent, et d’influer sur ces dernières. L’ensemble de l’histoire suit son parcours, ses difficultés, ce qu’il devient, ce qu’il souffre, ce qu’il aime, ce qu’il hait.
On est happé dans le roman, d’abord par la capacité de l’auteur à rendre les chants, exercice fort peu évident dans le cadre de l’écriture. Le « héros », Ansett, est attachant mais de la même manière, l’auteur parvient à parfois nous le rendre antipathique avec ses erreurs, et sa cruauté, fut-elle inconsciente. J’ai particulièrement aimé le style, la façon de raconter, la façon de traiter tous les personnages avec soin, et de les faire interargir avec un univers qui sert ici de trame, plus qu’autre chose.
Ceci étant, ma très bonne impression a été gâchée a posteriori lorsque j’ai appris que l’auteur est farouchement homophobe et pour le coup, un épisode du livre, qui m’avait pas mal remuée, et certains éléments qui eux, m’ont dérangée (l’admiration de Mikal, sans borne et sans limite, envers l’enfant qu’est Ansett est assez… malsaine, de mon point de vue), ont pris une autre saveur qui ne me plaît pas.

Un livre que je conseille néanmoins, qui  a l’avantage d’être un tome unique, de se suffire à lui-même, et d’être vraiment prenant.

Fiche issue de : LJ.

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2 réflexions sur “Les maîtres Chanteurs, d’Orson Scott Card

  1. J’ignorais qu’OSC était homophobe mais je ne suis pas non plus surprise de l’apprendre. J’ai une relation d’amour et de haine avec les oeuvres de cet auteur, que j’ai fini par arrêter de lire par sécurité.
    Je l’ai découvert avec les série des Ender, que je ne peux que recommander (je n’ai lu que les 3 premiers romans). J’ai ensuite tenté un recueil de nouvelles dont je n’ai aimé que la moitié environ (voire moins mais suffisamment pour me pousser à tenter un autre roman), trouvant les autres trop dérangeantes et ai fini par abandonner complètement avec Espoir du Cerf, que je n’ai pas aimé tout du long et que je n’ai même pas fini, il me semble, après avoir atteint une scène de « consommation » de mariage forcé, d’après mes souvenirs, en public, entre un adulte et une mineure (et par mineure, toujours d’après mes souvenirs, j’entends au max. une préadolescente ; je ne me souviens plus de son âge mais je dirais vers les 12 ans. OSC les, hem, aime jeunes dans ses romans). Définitivement trop malsain pour moi. Je me souviens d’à l’époque (y’a une quinzaine d’années déjà) je m’étais demandée comment un éditeur avait pu publier ça.
    Maintenant, je ne prends plus de risque avec cet auteur même s’il m’est arrivé de relire les Ender pour le plaisir, parce que j’ai choisi d’occulter l’intégralité du reste de sa bibliographie.

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    1. Je prends bonne note pour la série des Ender. Je ne connais pas, je vais donc suivre ta rec. Hum, à te lire, j’ai quand même l’impression qu’on a affaire à un auteur qui a de « petits soucis » pas très nets, c’est quelque peu flippant…

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