Rien que l’acier (Terre de Héros), de Richard Morgan

Rien que l’acier (Terre de Héros), de Richard Morgan


Rien que l’acier (Terre de Héros – tome 1)

Auteur : Richard Morgan
Édition: Bragelonne (sorti en 2010)
Genre : (very) Dark heroic fantasy bourrine. M/M
Longueur : Roman. Début d’une saga en 2 volumes

Résumé (officiel) : Il y a dix ans, l’alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé les terribles Ecailleux. Qui se souvient maintenant des héros de cette guerre? Ringil vit en exil, rejeté par sa famille. Mais pour sa cousine Shérin, vendue comme esclave, il décroche son épée et retourne sur les lieux d’un passé qu’il avait tout fait pour oublier. Dame Archeth, dernière représentante d’un peuple disparu, est la conseillère d’un empereur décadent qu’elle abhorre. Elle seule soupçonne qu’une terrible menace point aux frontières de l’empire. Egar le Tueur de Dragons est un nomade des steppes, revenu de la guerre auréolé de triomphe. Une gloire aujourd’hui bien émoussée dans un monde qu’Egar ne reconnaît plus. Ces trois-là ont tout perdu. Sauf peut-être la bataille qui les attend, héroïque et désespérée…


Avis : Un préalable => si vous êtes adepte de la HF avec de preux chevaliers, de princesses charismatiques, de méchants vraiment méchants et de gentils vraiment gentils, un langage fleuri, du romantisme et de grands discours courageux et lyriques, ce livre n’est pas pour vous et la sortie est derrière vous, au bout du couloir.
SI tout le contraire de cette description de bisounoursland vous attire… Vous tombez fort bien.
Ceci dit, soyons clairs: ce livre ne révolutionne pas le genre, dans le sens où les codes de base sont respectés: présentation et suivi de 3 personnages principaux, qui finissent par s’unir (et unir leurs compétences) pour lutter contre une menace et tant qu’à faire, essayer de la vaincre.
Pour le côté Dark, on retrouve également des incontournables: humour glacé, cynisme jusqu’au boutisme, personnages usés et désabusés par la guerre, un gris permanent dans lequel ils errent, et où ils ont commencé à perdre leurs repères.

Et pourtant. La sauce prend, et sacrément bien. Tout d’abord le style d’écriture: efficace, brut, haché parfois, mais avec un rythme intéressant qui sort de l’ordinaire. La construction de certaines phrases peut heurter le lecteur, mais dans le bon sens du terme, à savoir que notre attention est attirée par cette construction. Ensuite, le discours : rarement j’ai été confrontée à une telle franchise et un tel traitement post-guerre dégueulasse. L’auteur n’épargne pas une seule seconde ses personnages, ceux qui leur sont confrontés et de facto, le lecteur. Les choses sont dites, avec clarté, avec honnêteté, et personne n’est en mesure au final de dire qui a tort, ou qui a raison. Il n’y a pas la moindre concession dans cette histoire.

Justement, c’est bien cette absence de concession qui fait sortir le récit de l’ordinaire. Les dialogues sont à l’image de l’histoire: crus, parfois vulgaires, toujours percutants. Rien ne nous est épargné, et le sexe n’est pas en reste. Parce que… Oui, Morgan a osé: il a créé un héros roxxor, gros bill et… gay. Et comme pour tout le reste, l’auteur vous le dit, et vous le montre, aussi. De façon parfaitement explicite (et c’est très chaud, ahem…).

En bref, pour toutes ces raisons, mais avec les précautions nécessaires, ce livre est à découvrir. En ce qui me concerne, j’ai vraiment apprécié et j’attends le tome 2 avec impatience.

Fiche issue de : LJ Alaiya.

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