Sa Majesté des Mouches, de William Golding

Sa Majesté des Mouches, de William Golding


Sa Majesté des Mouches

Auteur : William Golding
Genre : Drame
Longueur : Roman

Résumé : Des enfants britanniques sont dans un avion qui se crashe sur une île déserte, pendant ce qui semble être la Seconde guerre mondiale, ou dans tous les cas, une guerre quelconque. Les adultes sont morts et les enfants (de 6 à 12 ans) doivent essayer de s’organiser pour survivre.

Avis : Eh non, je ne l’avais encore jamais lu. Trouvé chez Emmaüs ou sur un vide-grenier, je ne sais plus, j’ai profité de ces congés pour combler cette lacune.

Ah ben oui. C’est… particulier. En effet. Je peux concevoir que ce livre ait marqué les esprits et j’imagine que si je l’avais lu enfant ou ado, il m’aurait durablement remuée. Ce qui commence comme une aventure exaltante de Robinson Crusoe se transforme très progressivement en une sorte de Koh Lanta des extrêmes mâtiné d’un soupçon de Battle Royale. Les jeunes Britanniques, laissés pour compte, tâchent de s’organiser et reproduisent, à leur petite échelle ce qu’ils ont appris dans leur jeune vie. Ils élisent un chef, font des réunions, répartissent les tâches. On ne sait pas exactement combien ils sont. Les « petits » sont une entité anonyme à eux tous seuls. Les grands ne sont pas si nombreux. Et, relégués sur cette petite île, les réactions s’exacerbent et la moralité toute britannique en prend un gros coup derrière l’oreille. Ce qui frappe, c’est le retour en fin de compte à des instincts grégaires et guerriers, dont toute civilisation disparaît inexorablement, et ou tout ce qui importe est la nourriture et le pouvoir. Les repères se délitent progressivement, les cadres volent en éclats, et la folie grignote petit à petit les esprits. Par dessus, il convient de rajouter l’ambiance, les décors, idylliques de prime abord, inquiétants par la suite, l’impact de la situation sur les plus jeunes, suggéré mais bien présent, l’effet que la peur de l’inconnu génère sur l’humain. En bref, on part du rêve pour atterrir au final dans ce qui sera un vrai cauchemar.

Sur le fond, le livre a été écrit dans les années 50 et ça se sent, le style est un peu désuet, certaines répliques peuvent prêter à sourire et parfois, on a beau savoir qu’il s’agit d’enfants, les dialogues ne sont pas forcément raccord, de même que certaines réactions.

Un livre qui vaut pour un cours d’anatomie de l’esprit humain, et de tout ce qu’il est capacité de créer et de détruire si on lui en laisse la liberté. A lire je pense pour remettre les choses en perspective, ça donne quand même à réfléchir (et ça ne rend pas particulièrement optimiste au sujet de l’espèce humaine, pour peu qu’on éprouve encore de l’optimisme la concernant).

Fiche issue de : LJ.

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