Discreet Young Gentleman, de M.J. Pearson

Discreet Young Gentleman, de M.J. Pearson


Discreet Young Gentleman

Auteur : M.J. Pearson
Maison d’édition : Seventh window publications
Genres : M/M, historique.
Longueur : roman

Résumé : All hell breaks loose when Dean Smith, Earl of Carwick, is tricked into being discovered in the company of Rob, a handsome male prostitute. Now Dean needs to repair his broken engagement to a wealthy heiress…and Rob is the only one who can identify the man who set him up, proving to Dean’s fiancée that things weren’t as they appeared.
The trip from Worcester to Bath turns into a journey of self-discovery, as Dean finds himself becoming increasingly attracted to Rob. His charming companion stirs feelings Dean has long kept repressed, but acting on them would make true the accusations that destroyed his engagement in the first place. Torn between duty and desire, Dean’s destiny lies in the hands of a Discreet Young Gentleman.

Avis : Après The price of temptation, deuxième article sur les deux romans de M.J. Pearson :

Passons à Discreet Young Gentleman qui est vraiment différent, déjà par le titre qui n’est aucunement Harlequinesque et ensuite par les personnages principaux. Car en effet, si l’un des personnages Dean Smith est tout ce qu’il y a de plus ordinaire, homme désargenté qui se retrouve soudain comte et doit vite renflouer ses caisses en faisant un beau mariage, l’autre l’est beaucoup moins, en effet Rob est un prostitué. Prostitué de luxe qui ne fait pas le tapin et reste maître de lui-même mais prostitué quand même. Et c’est là que la particularité du roman à l’eau de rose gay intervient. En effet, ce genre de scénario serait impossible avec une femme. Même à notre époque, même après Pretty Woman, la prostitution ne fait pas partie de l’univers du roman Harlequin autrement que du mauvais côté de la barrière. Quelques fois on peut trouver une tenancière de bordel intelligente et adjuvante, mais la plupart du temps si la prostitution intervient c’est parce qu’on veut forcer l’héroïne à se mettre à exercer le plus vieux métier du monde. Et une femme qui aurait trempé là-dedans et vendu son corps ne pourrait plus être une héroïne, un personnage secondaire à la limite parce que nous devenons modernes, mais c’est tout. En effet, une héroïne de roman est toujours vierge, ou si elle ne l’est plus c’est soit qu’elle a déjà été mariée mais n’a jamais connu l’orgasme dans les bras de son mari, soit qu’elle a connu le héros avant un soir de beuverie (la sienne au héros) qu’il l’a prise avec fougue et force et qu’elle est tombée enceinte et maintenant ils doivent faire face aux conséquences. L’une des raisons pour laquelle notre héroïne ne doit pas être une traînée c’est parce qu’on estime encore qu’une femme qui a vendu son corps s’est souillée irrémédiablement. Or ce n’est pas le cas me semble-t-il avec un homme. De même que notre héroïne ne peut pas avoir eu beaucoup d’autres hommes avant son héros, le héros lui peut avoir été le pire fornicateur du monde on ne lui dira rien parce que c’est un homme. Et c’est justement là-dessus que joue Pearson puisqu’à un moment Dean demande à Rob comment il a pu coucher avec tous ces hommes et Rob lui renvoie la question en lui demandant avec combien de femmes il a couché, et Dean qui a fréquenté les bordels dans sa jeunesse est incapable de répondre et Rob de demander pourquoi ça devrait être différent avec lui.

Le simple fait que Rob soit un homme à vendre rend tout le livre différent et de son prédécesseur et de beaucoup de romans à l’eau de rose que je connais, certes nous avons des quiproquos, des baisers volés et des vertus qui tentent de repousser l’appel de la passion, mais le livre entier est différemment rythmé, pas d’intrigues de salon, pas de maîtresses jalouses, pas de révélations de type : je suis ton père ; juste un voyage de deux êtres qui se rapprochent de plus en plus et se racontent des histoires, se dissimulent, se découvrent, se cherchent et se poursuivent sans jamais s’éloigner vraiment physiquement parce qu’on sait depuis le début que s’ils ne sont plus physiquement ensembles l’histoire se termine, rien ne les pousse à finir ensemble, ils sont vraiment trop différents et ne sont pas coincés dans la même situation, piégés par le destin dans la même maison, n’importe lequel des deux pourrait partir mais il ne le font pas, et je pense que cette différence vient vraiment du statut, nouveau dans le monde de la romance, de Rob.

Les points négatifs :
L’histoire est quand même très simple (ben oui, c’est une romance à l’eau de rose) et les rebondissements scénaristiques sont visibles à l’œil nu (c’est plus vrai dans The price of temptation que dans Discreet young gentleman), l’écriture est très simple (non que je m’en plaigne) et les personnages secondaires sont un peu caricaturaux, même s’ils sont très attachants.

Fiche issue de : Livre émoi.

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