Serpentine, de Mélanie Fazi

Serpentine, de Mélanie Fazi


Serpentine

Auteur : Mélanie Fazi
Éditeur: 2004, Éditions de l’Oxymore, collection Epreuve (épuisé) ; 2008, Editions Bragelonne
Grand prix de l’imaginaire 2005
Genre : fantastique
Longueur : recueil de nouvelles

Résumé : Serpentine, c’est le nom d’une boutique de tatouages et piercings un peu particulière, un peu miteuse. Qui ne paye pas de mine mais dans laquelle on utilise des encres un peu spéciales.
C’est une aire d’autoroute qui devient refuge à la nuit tombée.
C’est une ligne de métro où l’on fait d’étranges rencontres, un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé, une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier…
Serpentine, c’est un recueil de dix nouvelles, qui font pénétrer le lecteur dans des zones troubles, à la limite du quotidien. Les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, échos de ces fêlures que l’on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule…

Avis, par Jainas :

La nouvelle n’est pas un exercice très publié en France, on lui préfère souvent les romans, les cycles de plusieurs livres… Et pourtant, il en faut du talent pour poser un univers, une ambiance en quelques dizaines de pages, il en faut du talent, pour entraîner le lecteur avec soi, le captiver en un temps si court, l’emplir de cette impression d’étrangeté, de frontière indéfinie qui se dégage de chaque page…
Ce talent, Mélanie Fazi l’a, indubitablement.
Chacune de ses nouvelles entraîne et ensorcelle, de la mythologie au fantastique en passant par le basculement dans l’horreur, la fantasy urbaine… A chaque fois on se trouve à un point de rupture sur l’échelle de l’étrangeté, à la frontière entre le normal, et ce qui l’est soudainement moins –mais la normalité dépend aussi des critères des personnages, et qu’est ce qui peut bien-être anormal, lorsqu’on est une figure mythologique égarée au XXIeme siècle dans le quartier latin ?

Toutes les nouvelles de Serpentine sont très bonnes, et d’autres sont tout simplement excellentes, certaines restent avec moi, plus d’une année après les avoir lues. Grâce –ou à cause ?- d’elles, je ne peux plus regarder un feu sans penser au phœnix, je ne peux pas assister a un concert sans accorder une pensée à Matilda…
C’est ce genre de talent presque illégal qu’a Mélanie Fazi.

À lire absolument donc.
Et vous avez de la chance, Bragelonne vient de rééditer Serpentine en même temps que la sortie de Notre-Dame-aux-écailles, le nouveau recueil de nouvelles de l’auteur. Je ne l’ai pas encore lu, mais ça ne saurait plus tarder.

Fiche issue de : Livre émoi.
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