Hana wa saku ka, de Shôko Hidaka

Hana wa saku ka, de Shôko Hidaka


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Hana wa saku ka

Auteur : Shôko Hidaka
Éditeur : Taïfu (France), Collection Yaoi Blue
Genres : Shônen-ai, drame et tranches de vie
Longueur (Admin) : Manga. Série. 5 tomes

Résumé : Sakurai Kazuki percute un étudiant en art du nom de Minagawa Youichi, en rentrant chez lui. Dans le choc, ses affaires sont détruites. Par chance, Minagawa dit posséder le magazine détruit et entraine Sakurai chez lui pour le lui donner.

Avis, par Andersandrew :

Comme le résumé est trop laconique à mon goût, je développe :
Youichi (le brun) est un étudiant en art qui ne cause pas beaucoup. Il n’a pas d’amis, il n’a plus de parents, il vit dans une pension, dont il est le propriétaire, avec deux de ses cousins.
Son père était un célèbre peintre, à qui il ressemble énormément. Par contre, c’était quelqu’un de très entouré, de très sociable, et l’entourage de Youichi, sans vouloir lui mettre particulièrement la pression, le pousse un peu à suivre la voie de son père, ce qu’il fait sans rechigner. En vérité, personne ne sait vraiment ce qu’il pense, car…eh bien, comme je l’ai dis, il ne s’exprime pas beaucoup.

Sakurai (le châtain), a vingt ans de plus (hiiiiii, différence d’âge !) et il bosse dans la création d’images publicitaires. C’est un adulte qui a du mal à se trouver des raisons de se lever le matin, parce que les passions qui l’animent (quelles soient d’ordre professionnel, amoureux ou autres) sont toujours éphémères. Sans réels attaches, il se retrouve un peu embarqué malgré lui dans une histoire qui devient de plus en plus sérieuse à mesure qu’il crée des liens avec les différents occupants de la pension (il s’intéresse aussi beaucoup au jardin et à la propriété qui est une vieille bâtisse d’avant la guerre) et avec le mystérieux Youichi dont on a beaucoup de mal à cerner les pensées.
Parallèlement à sa maturité, il peut avoir des comportements très gamins, très extravertis…en complète contradiction avec la réserve de Youichi…ce qui fait qu’ils ne s’entendent pas très bien.
Au début, évidemment. Mais plus l’histoire avance, plus les questions succèdent à l’indifférence neutre, la curiosité prend le pas sur l’agacement, et de fil en aiguille…

Alors voilà, Hana wa saku ka est un super manga PARCE QUE :
Les dessins sont agréables, pas trop chargés en détails, mais très expressifs. Surtout le personnages de Youichi, qui est très touchant alors même qu’il n’exprime que de faibles variations en terme d’expressions. J’aime aussi les expressions puériles et marrantes de Sakurai (genre quand il se prend la tête sur les silences de Youichi)
– J’aime l’évolution très progressive des sentiments. Le premier tome s’attache principalement à Sakurai, et comme ça partait d’un point de vue négatif, on voit toute le cheminement qui conduit Sakurai à s’intéresser à Youichi. Ensuite, dans le deuxième tome, c’est Youichi qui change en fonction du comportement de Sakurai qui a réalisé ses sentiments, mais aussi en fonction d’autres personnages (famille, proches de son père, camarades…); il reste le même Youichi énigmatique, mais il prend sur lui pour se faire mieux comprendre, et en même temps il examine ses propres émotions, pour en tirer ensuite des conclusions.
– ça aborde plein de thématiques : La différence d’âge (ma préférée, hein ^^), mais aussi la façon de faire le deuil, les difficultés d’interagir avec autrui, les relations familiales compliquées,
– L’histoire n’est pas palpitante, il n’y a pas d’actions, mais justement, ça prend le temps de poser les choses. Les personnages sont bien développés, leurs sentiments, leurs relations les uns avec les autres. Par exemple, on voit souvent Sakurai à son travail, et sans que ça ait de rapport avec l’histoire d’amour, ça permet de caractériser le personnage, de bien le cerner dans son rapport à autrui, au travail. Autre exemple, si Youichi a tout du beau brun ténébreux bishônen, mais le personnage ne s’arrête pas à ce cliché, et il ne joue pas là-dessus. Il n’est pas non plus fragile sous prétexte qu’il est jeune, et il est intelligent, mature, ses réactions sont réfléchies; bref, c’est un personnage travaillé. ça sort vraiment des clichés.

Fiche issue de : Amours de fans.

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