Cinder, de Marissa Meyer

Cinder, de Marissa Meyer


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Cinder

Auteur : Marissa Meyer.
Genres : SF, conte de fée.
Longueur : Roman. Nombre de pages : 400 approximativement.

Résumé : Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…
Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

Avis, par Andersandrew :

Si par hasard vous cherchez une lecture sympa, je vous propos Cinder, le premier tome d’une saga sur 4 volumes qui m’a beaucoup beaucoup plu !

Cinder est une adaptation science-fiction du conte de Cendrillon (Cinderella en anglais pour ceux qui l’ignorent). Un roman jeunesse édité en français cette année, et qui fera partie d’une quadrilogie dont les tomes se partageront plusieurs héroïnes : Le Petit Chaperon Rouge dans Scarlet (déjà publié aux états-unis), Rapunzel dans Cress et Blanche-Neige dans Winter.

Synopsis :
Cinder vit à Néo-Beijin, dans la Communauté Orientale, gouverné par le sage empereur Rikan. Malheureusement, ce dernier est gravement malade; en effet, la Terre souffre d’une épidémie de létumose, une pandémie dont personne n’arrive à déterminer le mode de transmission, ni comment l’enrayer. Le prince Kaito, 17 ans, va donc devoir s’asseoir sur le trône bientôt.
Cinder, elle, a d’autres soucis : elle tient une boutique en ville pour le compte de sa belle-mère qui la déteste. Pourquoi ? Parce qu’elle est une cyborg orpheline rapportée d’Europe par son père adoptif, mort depuis longtemps de la létumose.
En effet, Cinder a une main cybernétique et une prothèse métallique; sa belle-mère refuse de lui payer des greffes de peau (de lui payer une prothèse à sa taille, aussi; résultat, son pied est celui d’une gamine de 11 ans…rapport à la petite pantoufle, voyez ?). Elle est aussi mécanicienne, car grâce à ses fonctions de cyborg, elle peut télécharger des plans devant ses yeux, bref, elle est très douée.
Un jour, le prince Kaito déguisé vient la voir pour déposer un androïde à faire réparer; s’il ne confie pas les raisons à Cinder, on devine que le robot contient peut-être des informations majeures en rapport avec le conflit Terre-Lune.

Car la Lune est habitée ! Des colons humains s’y sont installés, il y a de ça plusieurs générations, et leurs descendants sont connus pour être devenus une race soumise à la reine Levana, d’une grande beauté…et d’une cruauté bien plus grande encore, qui a très envie d’épouser le prince pour mettre la main sur la planète Terre…ou de déclencher la guerre si le prince refuse. En outre, les lunaires disposent du pouvoir effrayant de manipulation psychique (contrôle du champs bioélectrique des corps…blablabla comme les requins…illusions…blabla peur des miroirs qui empêchent l’illusion…).

 

Moi, ce qui m’a attirée en premier lieu…c’est la couverture.

D’un côté, ça fait penser à toutes les couvertures de romances « bit-lit » jeunesses en ce moment; mais le côté dark girly est contrebalancé par le pied métallique à la Terminator qui m’a clairement intriguée dès le premier regard.

Pourquoi Cinder, c’est vachement bien quand même :
L’auteur est une auteur de fanfictions Sailor Moon qui a puisé de l’inspiration chez son frère fanatique de Star Wars et de la documentation chez ses potes geek ; elle a bossé comme éditrice alors qu’elle n’a que 29 ans; elle a aussi gagné un concours d’écriture avec une version SF du Chat Botté, ce qui lui a donné l’idée des Chroniques lunaires. Cinder est son premier bouquin. Quand j’ai appris ça, j’ai trouvé ça cool, car ça n’a fait que confirmer pour moi que dans les activités fandomiques, il y a des gens qui savent écrire, et qu’ils puissent être reconnus pour ça me fait chaud au cœur.
L’histoire se passe en Chine. Enfin une Chine de science-fiction. Une Chine avec des bâtiments traditionnels et des écrans de pubs holographiques, des étals de boulangers, et des voitures volantes; un prince charmant de conte traditionnel européen qui s’appelle Kaito et qui porte un sweat à capuches pour se dissimuler dans la foule. J’adore littéralement ce décalage complet de culture, le mélange de références SF, asiatiques, et bien sûr du conte bien connu de tous. D’une part, ça rend le contexte riche, original, intéressant, mais en plus ça revisite totalement le conte pour le rendre à la fois familier et dépaysant.
Les personnages. Encore une fois, si on connaît les personnages principaux, ici on les redécouvre, et avec une personnalité intrigante. Fini la Bonne Maraine aux airs de Grand-Mère ! Moi, je vois un médecin aux allures de savant-fou qui fait des expériences sur de jeunes cobayes, et qui décide pour ses raisons (que je ne dévoilerais pas ici) d’aider Cinder.
Parlons de Cinder : vous pensiez que Cendrillon était une idiote, à se laisser exploiter sans rien faire, en attendant qu’un prince vienne la chercher ? Cinder est un personnage de fille forte, contrainte par la loi sur les cyborgs de demeurer sous la coupe de sa belle-mère, mais cela ne l’empêche pas de projeter de s’enfuir ! Sinon, c’est une personne capable, très dynamique, qui m’a pas peur de se salir, de prendre des risques; mais c’est aussi un personnage sensible qui ne peut ni rougir, ni pleurer, qui est bourrelée de complexes sans que cela l’empêche d’avancer.
Même le prince, le personnage le moins intéressant dans les contes, est ici bien travaillé : on suit son chemin dans les méandres de la politique (les relations diplomatiques avec divers états, les décisions à prendre, les cérémonies officielles…), son regard narquois mais naïf, et parfois désabusé sur ce monde dans lequel il ne se sent pas à sa place.
La jeunesse des protagonistes leurs apporte une fragilité dont ils ont besoin pour être attachants, et du coup, on s’attend à la formation du couple principal…
Sauf qu’en fait le roman ne parle pas vraiment de ça. Ah bah oui. En fait, Cinder parle de beaucoup de choses, tant et si bien qu’en définitive, la petite romance entre les héros qui se tournent autour n’est jamais le centre de l’histoire. Bien sûr, cela donne un enjeu émotionnel important; ça reste toujours là pour pimenter l’intrigue, sans pour autant l’emprisonner dans l’éternelle rengaine du « je te fuis tu me suis » jusqu’à la fin du roman où ils vécurent heureux et…
Ah. Sauf qu’à la fin, ils ne vivent pas heureux..déjà parce que ce serait très difficile après tous les rebondissements dramatiques qui ont lieu au cours de l’aventure, mais aussi parce que ce roman faisant partie d’une quadrilogie, l’histoire ne fait que commencer ! La fin demeure donc ouverte, mais la lecture du tome est très satisfaisante. J’attends la suite avec une certaine impatience ! Le second tome verra apparaître de nouveaux personnages importants, tout en conservant Cinder; les chapitres alterneront les points de vue de Cinder et Scarlet.
Seul inconvénient notable, à mon sens, c’est que certains éléments se devinent assez facilement, je parle particulièrement d’un élément du background de Cinder. Mais pour le reste, j’ai trouvé que c’était très inventif, et je me suis laissée surprendre par les nombreux rebondissements. Ah, et la sorcière…la reine Levana (Sorcière de Blanche-Neige, à priori) est terrifiante de machiavélisme.

Fiche issue de : Amours de fans.

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