Les Infortunes de la Belle au bois dormant, d’Anne Rice

Les Infortunes de la Belle au bois dormant, d’Anne Rice


Auteur : Anne Rice
Genre : érotique, BDSM
Nombre de tomes : 3

Résumé :

Vous connaissez l’histoire de la Belle au bois dormant. Mais imaginez un instant qu’une fée mutine et joliment perverse se soit subrepticement glissée dans la chambre de la petite princesse, après le départ de ses consoeurs, modifiant le sortilège. La belle enfant sera délivrée de son long sommeil par un Prince, qui l’initiera à l’amour et au plaisir dans la douleur, l’emmènera dans son royaume, où, avec des centaines d’autres jeunes esclaves, elle assouvira les désirs et les fantasmes d’une bien étrange Cour…

Avis :

Il y a des romans qui vous marquent et, pour certains auteurs, les influencent dans le thème ou le style de leur texte. Cela a été mon cas concernant les Infortunes de la Belle au bois dormant. Tout d’abord, c’est le premier roman érotique en tant que tel que j’ai lu (et un peu en cachette du contrôle parental et très loin des livres de mes austères cours de français) et dire qu’à l’époque (j’avais 16ans) cela m’avait profondément troublée est presque un euphémisme. Au début, j’ai hésité entre la consternation et la fascination. Comment la Belle du conte avait pu être métamorphosée en créature avide de soumission et de châtiments? Mais je dois le dire, le concept m’a séduite. De plus, Anne Rice n’a jamais hésité à évoquer des thèmes comme l’homosexualité (le roman date de 1983) bien avant son héros le plus connu, le vampire Lestat et Marius. Autant dire, cette trilogie va plutôt loin puisque le BDSM, les jeux de domination et de soumission, les punitions corporelles mais aussi les relations charnelles à deux, à trois, on y va de bon coeur.

Devenu totalement introuvable ou alors en ocassion à des prix stratosphériques, le phénomène Fifty Shades lui a valu une seconde naissance avec plusieurs rééditions et, il faut l’avouer, quelques corrections qui améliorent les romans et des couvertures vraiment très belles.

Concernant le roman lui-même, le style est un peu pauvre et répétitif, il ne casse pas des briques et j’ai vu nettement mieux. le vocabulaire n’est pas immensément riche mais qu’est-ce que c’est drôlatique! Je dois reconnaître que c’est un de mes romans favoris.

Pas besoin d’attendre la 110eme page pour avoir des scènes hot… Elles sont à tous les chapitres, y compris le premier!

Le meilleur tome est inconstablement le 3eme, Anne Rice a trouvé ses marques, on se concentre davantage sur l’évolution des personnages, en particulier le Prince Laurent qui, dans ses errances érotiques, parvient à mieux cerner le basculement du statut d’esclave soumis à celui de Maître implacable.

A ne pas mettre entre toutes les mains ceci dit.

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