Nos secrètes amours de Lucie Delarue-Mardrus

Nos secrètes amours de Lucie Delarue-Mardrus


Auteur : Lucie Delarue-Mardrus
Genre(s) : Poésie
Longueur :87 pages
Résumé: Sous le titre Nos secrètes amours circulent, en particulier sur le Net, des regroupements de poèmes – pas toujours exactement les mêmes – attribués à Lucie Delarue-Mardrus. On nous dit qu’ils ont fait l’objet, en 1951, d’une édition posthume confidentielle à l’initiative de Natalie Clifford Barney. Ces poèmes constituent le roman d’un amour bref et tourmenté entre deux femmes. Celle qui écrit est novice en amour saphique et peut-être en amour, tout simplement. Elle aime, et souffre des infidélités de son initiatrice, sa cadette pourtant. Nous n’avons pas tant de poèmes où une femme évoque le geste de Sapho et le plaisir qu’elle apporte à une autre femme, pour leur satisfaction à elles seules. Cela valait donc bien la peine de retourner aux originaux, et ayant fondé ce qu’il faut bien appeler leur paternité, de rétablir le texte primitif tel qu’il fut offert par Lucie Delarue-Mardrus à Natalie Clifford Barney. Ce texte intégral est publié ici pour la première fois. Il devient ainsi manifeste que l’édition voulue par Barney prenait quelques libertés avec le texte original. Dans ces retouches, il ne faut voir aucune malveillance. Simplement, en 1951, il était impossible de tout dire. Raison de plus pour le dire aujourd’hui.

Avis: Un court et délicieux recueil de poèmes écrit au début du vingtième siècle par Lucie Delarue-Mardrus, Nos secrètes amours racontent sa liaison avec Natalie Clifford Barney , une américaine fortunée qui le fera éditer plusieurs décennies plus tard. L’éditeur a la bonne idée d’inclure une petite préface pour expliquer le milieu où gravitaient les deux amantes, leurs vies, et on plonge ensuite dans le recueil.
C’est toujours difficile de faire une critique de poésie, ce n’est pas quelque chose qu’on peut réellement résumer, après tout.
Disons simplement que c’est très beau, amoureux et mélancolique et peut-être un peu poignant quand elle s’affole de n’être pas la première amante de sa jeune maîtresse, ou quand leurs amours se meurent.
Un joli petit recueil que tous les amateurs de poésie devraient découvrir!

Un petit extrait, pour les curieux :

Fatigue :
Je veux rester dans mes coussins aujourd’hui,
Seule à goûter, muette et presque inanimée
L’heureux éreintement de t’avoir trop aimée
Et d’avoir énervé tes sens toute la nuit ;
Je sentirai profondément que ma jeunesse
Est à présent un fruit mordu dans sa fraîcheur
Par cet amour de toi qui me creuse et me blesse
Et laissera sa marque au meilleur de mon cœur.
Et je rirai tout bas, folle, cernée et blême
Du désir de ma bouche humide et de mes doigts,
Et de savoir mon âme enrouée elle-même
Irréparablement, en moi, comme une voix.
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